QUESTIONNER LES ENFANTS SUR LEUR INTIMITÉ : PROTÉGER OU S’IMMISCER ?
Nos collectifs lancent une nouvelle Action Nationale et en appelle à une mobilisation large des parents, associations, collectifs, élus, professionnels de la Santé, du Droit, de la petite Enfance, du Bien-être et de toute personne défendant les principes de notre Action !
Une lettre ouverte adressée au Ministre de l’Éducation Nationale :
L’Association des Parents Engagés Pour la Scolarité 88 – APEPS 88, en partenariat avec nos collectifs Parents En Colère, mais aussi les cosignataires qui ont d’ores et déjà rejoint l’action, l’ont conjointement débuté en adressant une Lettre Ouverte par voie postale, le 1er octobre 2026 à Monsieur Édouard Geffray, ayant le rôle de Ministre de l’Éducation Nationale. Lettre adressée également par mail, avec en copie, la hiérarchie de l’E.N et les associations de parents d’élèves, puis tous les sénateurs, les députés, le Défenseur des Droits, la CNIL, et les médias “mainstream” !
Notre Action Nationale 2026 se poursuit aujourd’hui avec la médiatisation de cette lettre ouverte consacrée à l’opposition formelle au questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles que le ministère voudrait bientôt imposer aux élèves.

A SAVOIR :
En effet, à partir du mois de novembre 2026, les élèves de la grande section de Maternelle à la Terminale devraient être concernés par un questionnaire annuel portant sur les Violences Sexistes et Sexuelles (VSS). Le ministère de l’Éducation Nationale présente ce dispositif comme un outil qui serait destiné à mieux repérer les situations de violence et qui renforcerait la protection des enfants.

Nous vous invitons à revoir les explications, en image, de Monsieur Monsieur Édouard Geffray à ce sujet :
TOUS UNIS POUR DIRE NON :

Protéger les enfants contre les violences sexistes et sexuelles est une nécessité, mais une question FONDAMENTALE mérite d’être posée :
Jusqu’où laisserons-nous aller l’institution scolaire, comme ici, lorsqu’elle questionne les enfants sur leur vie privée, familiale ainsi que leur intimité, au nom d’une prévention ?
Une autre question qui dépasse largement ce seul questionnaire :
Depuis plusieurs années, différents questionnaires sont proposés aux élèves dans le cadre scolaire, sur des sujets variés : santé, habitudes de vie, sommeil, bien-être, vécu des élèves ou autres thématiques.
Ces dispositifs ne répondent évidemment pas tous aux mêmes objectifs et ne peuvent pas être placés sur un même plan, mais ils soulèvent une question commune qui nous paraît elle aussi essentielle : la justification, la proportionnalité et le rapport bénéfices-risques de tels dispositifs sur nos enfants, leur développement et nos familles ?
Le questionnaire VSS est aujourd’hui la suite logique de notre démarche, car nous remarquons que cette dynamique ne s’arrête à ce seul dispositif.
Notre posture est claire : elle ne remet pas en cause la nécessité de protéger les enfants ni de lutter contre les violences sexistes et sexuelles.
Elle interroge les moyens employés pour y parvenir, et notamment la généralisation de questionnaires susceptibles d’amener des élèves, parfois très jeunes, à répondre à des questions, parfois brutales ou trop subtiles, mais relevant de leur vie personnelle ou intime.
Quelles informations demande-t-on aujourd’hui aux mineurs à l’École ?
Pour quelles finalités ?
Dans quel cadre, notamment juridique ?
Qui peut accéder aux réponses ?
Combien de temps les réponses sont-elles conservées ?
Et quelle information est réellement donnée aux familles ?
Et surtout, quelles conséquences imprévues sur nos enfants ?
Nous pensons que ces questions méritent d’être posées avec sérieux, sans amalgame, mais aussi sans considérer comme allant de soi, que tout ce qui pourrait être demandé à un enfant devrait nécessairement pouvoir l’être.
Notre colère, que nous transformons toujours en force raisonnée, est appelée par cette arrogance affichée des pouvoirs publics, inconsciente ou non, d’introduire ce questionnaire au travers de cette EVAR/S (tellement “fourre-tout” décidément…) !
Cela signifie tout de même qu’un tel questionnaire (et nous parlons-là de violences sexuelles notamment : violences des plus dures et des plus intimes, donc hautement sensibles), serait introduit dans le désormais très obligatoire et tout nouveau programme scolaire “d’Éducation à la Vie Affective Relationnelle et SEXUELLE” & ses variantes (NDLR – cours/séances/spectacles, lectures, interventions d’associations, etc, déployés sur tout le territoire), issu lui-même de l’obligation de séances “d’Éducation SEXUELLE” relative à la loi sur l’IVG pour tous les mineurs dès la Maternelle.
Nous profitons de ce moment pour rappeler aux parents qu’ils doivent faire preuve d’une très haute vigilance quant à ces programmes qui sont le quotidien de nos enfants. L’École, n’étant semble-t-il plus un sanctuaire : une fois les portes closes, place à la mise en œuvre de programmes du gouvernement axés sur l’intimité, la vie privée et familiale et autres expériences sur ce qu’il appelle les “Compétences Psycho Sociales”… Comment ça, un enfant doit avoir des compétences psycho-sociales, développées par des autorités étatiques (relatives à un “pacte républicain”) ?? C’est donc non seulement de l’immixtion de la sphère publique dans la sphère privée, mais aussi clairement de l’endoctrinement de la part de l’État. Deux interdits fondamentaux dans une Société libre et souveraine. L’État doit rester à sa place. Il a déjà bien assez à faire.
Nous invitons tout parent conscient, inquiet, souhaitant agir ou étant ignorant sur ces sujets, à se rendre sur notre page « Connaître l‘essentiel sur l’EVAR/S & ses variantes « , page dédiée à ces programmes, sur laquelle, chacun pourra s’y informer, y trouver des outils juridiques, des courriers, des témoignages, mais aussi s’il en ressent le besoin, rejoindre un collectif près de chez lui pour mener des actions ou trouver/créer du soutien !
L’École a une mission d’instruction
Cette mission est une responsabilité, pas un blanc-seing sur l’intimité des enfants.
Tout comme l’éducation appartient naturellement aux parents qui sont les seuls garants du bien-être de leur(s) enfant(s).
Les parents sont également investis de l’autorité parentale à laquelle nul n’a le droit de se substituer.
Notre démarche :
Nous adressons cette lettre ouverte aux personnes qui participent aux débats parlementaires actuels mais aussi à toute personne concernée par le domaine de l’Enfance, afin que la protection des enfants puisse être pensée pour eux, et jamais au détriment de leurs droits fondamentaux, que nous représentons, et de leur développement.
Cette lettre pose notamment la question de la finalité des questionnaires, de leur cadre, de leur caractère obligatoire ou facultatif, de l’information des familles, de l’accès aux réponses, de leur conservation et des garanties permettant à un enfant de ne pas être conduit à révéler des éléments relevant de son intimité. Mais d’abord : celles de ne pas à être questionné de la sorte.
Car au-delà du Droit, la question première qui doit nous animer en tant qu’adulte, ce sont les possibles conséquences sur les enfants, les mineurs.
Et parce qu’une victime ne parle pas forcément lorsqu’elle y est invitée, elle parle lorsqu’elle est prête et lorsque la personne en face est déjà à son écoute, nous sommes convaincus que ce type de dispositif ne garantira pas la protection contre les violences et leurs conséquences, bien au contraire, nous pensons qu’il risque de porter atteintes et préjudices auprès du public visé par celui-ci.
Et maintenant ?
Cette lettre n’est pas une fin en soi, c’est le Lancement d’une démarche plus large !
Nous allons poursuivre la diffusion du courrier, des associations, collectifs et acteurs engagés sont déjà joints dans cette démarche par leur cosignature.
Et parce que vous nous l’avez demandé, nous souhaitons permettre à chacun de l’incarner :
Si vous partagez les principes défendus dans cette démarche, nous vous invitons à rejoindre les cosignataires de la lettre ouverte en vous rendant sur notre formulaire de cosignature pour tous disponible sur le site internet de l’APEPS88, à l’adresse suivante :
AGISSONS POUR NOS ENFANTS :
Nous préparons selon la réaction (officielle ou non) des instances sus-visées, un courrier-type destiné aux parents.
L’objectif sera de leur fournir un outil simple et adaptable leur permettant, de demander à leur établissement des informations précises sur un questionnaire ou dispositif proposé à leur enfant ; de connaître sa finalité, ses modalités et les garanties prévues ; et de formaliser leur opposition ou leur refus de participation de leur(s) enfant(s).
Et si vous êtes parent ou citoyen, vous pouvez vous aussi cosigner notre lettre,
et surtout, contribuer à faire connaître cette action :
Relayez la lettre, partagez cet article, parlez-en autour de vous :
chaque diffusion permet d’avancer !
Parce que la protection des enfants ne doit jamais être opposée au respect de leurs droits.
Protéger un enfant, ce n’est pas collecter son intimité.
C’est lui garantir des adultes fiables, une écoute réelle, des moyens adaptés et une protection effective.
Chaque soutien, chaque relais et chaque cosignature comptent.












