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Rentrée 2026, nos collectifs vous guident pas-à-pas :

S’informer, questionner, formaliser sa position : le mode d’emploi des Parents En Colère.

Depuis plusieurs années, Parents En Colère accompagne les familles qui s’interrogent sur l’Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité (EVARS) et ses variantes, à l’école, au collège et au lycée.

En 2024, nous publiions un premier mode d’emploi destiné aux parents qui nous demandaient : « Je m’y oppose, mais concrètement, je fais quoi ? » ; depuis, le cadre a évolué. Un programme a été fixé par arrêté le 3 février 2025 et est applicable depuis la rentrée scolaire 2025-2026, mais une question demeure essentielle :

QUE PEUT FAIRE CONCRÈTEMENT UN PARENT QUI SOUHAITE COMPRENDRE CE QUI EST IMPOSÉ À SON ENFANT, FAIRE CONNAÎTRE SES PRÉOCCUPATIONS OU FORMALISER SON OPPOSITION ?

Nous avons donc décidé de réunir ici l’essentiel des moyens d’action développés par nos Collectifs depuis 2024.

DÉCOUVREZ NOTRE DÉMARCHE EN 6 ÉTAPES :

COMMENCEZ PAR VOUS INFORMER :

La première erreur serait d’agir sans savoir précisément ce qui est prévu. Apprenez également à utiliser les bons termes (par ex. : EVAR ou EVARS, et non EVRAS qui est la version belge), pour garantir votre crédibilité et une bonne compréhension entre les différents interlocuteurs.

Aussi lorsqu’on vous argumente qu’il n’y a pas de sexualité abordée en primaire, rappelez-leur que l’intention des programmes est issue de la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001, relative à l’IVG, nous citons : l‘éducation à la sexualité est inscrite dans le Code de l’éducation (articles L. 121-1 et L. 312-16). L’article L. 312-16 est ainsi libellé : « Une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées […] »

Pour ce qui est du Droit, notez et comprenez la Hiérarchie des Normes juridiques, elle sera un de vos piliers.

 

Le programme officiel fixe un cadre, mais les parents peuvent chercher à comprendre comment ce cadre est concrètement mis en œuvre dans la classe de leur enfant.

Souvenez-vous qu’il s’agit de sujets intimes et très personnels, qui se construisent avec le temps et tout au long de la vie et non appris, enseignés, et encore moins évalués par quelque adulte autoritaire. Ce qui est tout à fait différent et à l’opposé de l’essence même des autres programmes scolaires.

Posez des questions, par exemple :

  • Quel est le contenu prévu ?
  • Combien de séances sont programmées ?
  • À quelles dates ?
  • Qui intervient ?
  • L’intervenant est-il un membre de l’équipe éducative ou une personne extérieure ?
  • Une association intervient-elle ?
  • Quels supports seront utilisés ?
  • Quels documents seront montrés ou distribués aux élèves ?
  • Quels sont les objectifs pédagogiques poursuivis ?
  • Comment les questions des élèves sont-elles traitées ?
  • Comment l’intimité et la situation personnelle des élèves sont-elles protégées ?
  • Dans quel cadre ces séances sont-elles préparées et mises en œuvre ?
  • Quelles précautions seront prises pour éviter toute conséquence traumatisante pour les enfants ? (effractions par exemple)

 

Ne vous contentez pas d’un intitulé, demandez à connaître ce qui sera réellement proposé.

 

RETROUVEZ NOTRE PREMIER MODE D’EMPLOI :

En septembre 2024, nous avions publié un premier article destiné à répondre à la question :

« L’EVAR/S, je m’y oppose, mais je fais quoi concrètement ? »

Cet article présente les premiers moyens d’action développés par les PEC : préparation des réunions, démarches auprès des établissements, organisation entre parents, conservation des échanges et différentes possibilités

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L'ART DE POSER LES BONNES QUESTIONS :

En juin 2025, nous avons publié un article spécialement consacré aux questions en conseil de classe et face à l’établissement.

Son objectif : permettre aux familles de caractériser les problèmes sans se faire étiqueter ou permettre des réponses trop vite expédiées.

Car il peut être important de montrer qu’il existe une différence entre : « Je suis contre l’EVAR/S. » et « Je souhaite savoir précisément ce qui sera présenté à mon enfant, par qui, avec quels supports et dans quel cadre. », la deuxième démarche permet de partir de faits concrets.

INFORMEZ-VOUS, DEMANDEZ, VÉRIFIEZ, PUIS DÉCIDEZ.

VOUS SOUHAITEZ FAIRE CONNAÎTRE OFFICIELLEMENT VOTRE POSITION ?

Vous pouvez alors passer à une démarche écrite. Nous conseillons vivement d’aller au moins jusqu’à cette étape.

Cela permet à la fois d’énoncer votre position en l’établissant comme fondée, renforcer la pression et la dissuasion face aux dérives, responsabiliser juridiquement les personnels, protéger au maximum vos enfants, et favoriser une démarche juridique éventuelle à court ou moyen terme.

Nos Collectifs proposent pour cela aux familles un courrier de refus de participation aux séances d’EVAR/S, accompagné d’un avis d’engagement de responsabilité.

Cette démarche fait partie du mode d’action développé par nos Collectifs.

POURQUOI FORMALISER PAR ÉCRIT ?

Une démarche écrite permet de dater et de conserver la preuve de votre position et de votre demande.

Nous-demandons-larret-IMMEDIAT-de-ce-programme

Nous recommandons aux familles de conserver :

  • une copie des courriers ;
  • la preuve de leur envoi ;
  • l’accusé de réception ;
  • toutes les réponses de l’établissement ;
  • l’ensemble des échanges sur le sujet.

Ne supprimez rien.

Conservez également les courriels sous forme PDF et, lorsque cela est nécessaire, les captures d’écran.

La chronologie et l’historique de vos démarches peuvent devenir importants si vous décidez d’aller plus loin.

QUE FAIRE APRÈS L’ENVOI DU COURRIER ?

La suite dépendra notamment de la position prise par l’établissement.

Mais dans tous les cas contactez-nous !

Via notre formulaire de contact (En précisant dans l’objet : EVARS), pour la suite juridique (dans ce cas avec les pièces de votre dossier), et pour compter le nombre de courriers envoyés.

SI L’ÉTABLISSEMENT ACCEPTE VOTRE DEMANDE :

Conservez précieusement la réponse écrite.

SI L’ÉTABLISSEMENT REFUSE VOTRE DEMANDE :

Conservez la réponse dans son intégralité.

Ne vous contentez pas d’une réponse orale.

Si une réponse vous est donnée lors d’un entretien ou par téléphone, notez précisément la date, les personnes présentes et les éléments essentiels de l’échange. Retranscrivez ensuite par mail à votre ou vos interlocuteurs, de manière factuelle (sans commentaire), ce qui s’est précisément dit lors de cet entretien (ainsi l’échange oral se matérialise en écrit).

SI L’ÉTABLISSEMENT NE RÉPOND PAS :

Conservez la preuve de votre envoi et la date de réception.

Si vous envisagez une démarche contentieuse, les dates et les preuves de vos démarches peuvent être déterminantes.

ATTENTION :

Les délais contentieux sont des délais juridiques.

Si vous envisagez un recours, reportez-vous aux indications de la procédure PEC et, si nécessaire, demandez conseil à un professionnel du Droit.

VOUS SOUHAITEZ ALLER PLUS LOIN :

LA DÉMARCHE CONTENTIEUSE

Depuis mars 2025, Parents En Colère propose également une démarche juridique devant la Justice Administrative.

Cette démarche repose, selon le dispositif présenté par PEC, sur un référé-suspension accompagné d’un recours au fond.

À LIRE AVANT TOUTE DÉMARCHE :

Nous-demandons-larret-IMMEDIAT-de-ce-programme

→ Parents En Colère – Action Référés contre l’EVAR/S : on vous explique TOUT !

Cet article détaille la démarche proposée, les différentes étapes et les documents à conserver.

LA DÉMARCHE JURIDIQUE COMMENCE PAR LA CONSTITUTION DES PREUVES

Pour les familles qui iront jusque-là, le courrier initial n’est donc pas une formalité anodine.

Dans notre stratégie, il permet notamment de matérialiser la demande et d’obtenir une décision ou son équivalent susceptible d’être contesté devant la juridiction administrative aussi rapidement que possible.

Il est donc essentiel de conserver :

– les éléments précisés ci-dessus ;

– les éventuelles décisions ;

– les éléments permettant d’établir précisément la chronologie.

UNE DÉMARCHE JURIDIQUE DEMANDE DE LA RIGUEUR

Si vous décidez d’aller jusqu’au contentieux, ne vous lancez pas dans cette démarche à la légère.

Il faut notamment :

– respecter les délais ;

– lire attentivement les documents ;

– compléter correctement les informations demandées ;

– respecter les modalités de dépôt.

Comprenez précisément le processus, reportez-vous à l’article ci-dessus.

 

Entourez-vous des bonnes personnes :

NE RESTEZ PAS SEUL

Lorsque plusieurs parents se posent les mêmes questions, échangez avec eux.

Vous pouvez comparer les informations reçues, partager les réponses des établissements, réfléchir ensemble aux démarches possibles, vous rapprocher des représentants de parents d’élèves voire vous présenter lors des prochaines élections des représentants de Parents d’Elèves, et rejoindre un collectif Parents En Colère.

Une démarche collective permet aussi d’éviter que chaque famille reste isolée.

RPE en action :

Pour conclure...

Dernier point

Vous n’avez pas besoin de tout faire aujourd’hui. Commencez par vous informer, posez vos questions, demandez des réponses, faites connaître votre position et, si vous le souhaitez, formalisez-la par écrit.

Dans tous les cas, conservez toutes vos preuves, et si vous envisagez une démarche juridique, préparez-la avec sérieux et dans le respect des délais applicables.

 

VOUS VOULEZ COMMENCER MAINTENANT ?

Le courrier de refus EVAR/S est disponible ici :

https://parentsencolere.fr/2025/07/10/refuser-la-participation-aux-seances-devar-s/ 

Vous souhaitez soutenir nos Collectifs, nous aider à lutter efficacement contre l’EVAR/S et peut-être contribuer financièrement ?
Nous vous invitons à faire vos dons